24 août 2008
HOME SWEET HOME !!!
Ouh, nous voici enfin de retour à la maison ! Le typhon Nuri nous a joué des tours, son oeil colérique passant en plein sur Hong Kong. Impossible de faire décoller des avions, notre vol prévu vendredi matin a donc été annulé et nous nous sommes retrouvés consignés à l'hôtel, tous volets clos, en attendant des jours meilleurs. Dans un premier temps notre équipe à Paris n'avait pu nous trouver un vol de retour que lundi soir à 23H30, ce qui nous a énormément démoralisés. Mais ils n'ont pas lâché prise et vendredi en début de soirée, la bonne nouvelle est arrivée : nous avions quatre places pour le lendemain, sur un Hong-Kong/Zurich, Zurich/ Paris ! On en pleurait presque de joie. Sur un événement comme les Jeux Olympiques, autant les efforts que l'on produit sur le moment sont indolores et même grisants, autant une fois le dernier podium passé, on est avide de retrouver nos vies, notre quotidien délaissé qui nous semble soudain la chose la plus appréciable en ce bas monde ! D'autant qu'avant même de partir sur Hong Kong, Kamel et moi avions énormément bossé sur une émission spéciale JO diffusée le 3 août, qui avait focalisé toute notre attention et notre énergie durant la semaine précédente.
Pour la petite histoire, nous avons failli manquer cet avion du retour. Nous sommes pourtant arrivés à l'aéroport quatre heures en amont, car nous savions qu'il serait difficile vu les circonstances de faire enregistrer nos plus de 200 kilos de bagages. De fait nous étions les premiers au comptoir de Swiss Air ! Si tôt que le numéro de porte où trouver l'avion ne figurait pas sur nos cartes d'embarquement. Comme l'aéroport était noir de monde, à cause des centaines d'avion annulés les jours précédents, et qu'au comptoir on nous avait prévenus d'un retard très probable, nous attendions tranquillement face à un tableau l'information que notre vol s'affiche (sachant qu'ils ne font aucun appel au micro dans cet aéroport). Je ne sais pas trop pourquoi, j'ai eu l'idée de regarder sur internet si je trouvais plus d'informations... Et là, j'ai vu avec horreur en face de notre numéro de vol : "final call, gate 31" (dernier appel, porte 31) ! Nous sommes partis au grand galop vers la fameuse porte, en un rafale que n'aurait pas démenti le typhon Nuri ! Et qu'elle était loin, la porte 31, alors que nous avions encore nos ordinateurs et la caméra en bandoulière, qui nous ralentissaient !
En fait le vol ne s'était jamais affiché sur les tableaux lumineux saturés, mais les voyageurs passés à l'enregistrement après nous avaient, eux, le numéro de porte sur leur carte d'embarquement. L'avion n'attendait donc plus que nous pour décoller, et ce depuis une bonne demie-heure ! Swissair avait commencé à débarquer nos bagages, mais comme il y en avait une bonne quinzaine, cela demandait un certain temps, et nous avons donc pu sauter dans l'avion, essoufflés mais sauvés ! Je vous passe l'air grognon (à juste titre...) du cavalier suisse Beat Mandli et des autres passagers... Après vingt-quatre heures de voyage porte à porte, nous sommes donc de nouveau Français. Ce qui est incroyable, c'est la façon dont nous nous sommes détendus au fil du voyage, retrouvant notre sourire, notre humour, au fur et à mesure que l'Europe se rapprochait... Très heureux de partir aux Jeux, encore plus peut-être de rentrer...
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