25 octobre 2008
UN PEU DE PAU !
Hello vous ! Je sais, je sais, vous avez subi de notre part un long silence... La fin des Jeux Olympiques fut assez difficile, entre grosse (très grosse) fatigue, typhon qui annula les avions, et en guise de pompon ces sales et déprimantes affaires de dopage. Puis le quotidien parisien de l'équipe a gentiment repris sa place, mi-sécurisant, mi-fade après une aventure comme les Jeux. Vous avez pu voir dernièrement quelques photos du RIDE de Deauville, un très beau concours (j'ai cru deviner qu'un certain François avait apprécié ces clichés). Et aujourd'hui nous sommes à Pau, concours complet Quatre étoiles, dernier des cinq événements de ce niveau au calendrier de la saison, après Lexington aux Etats Unis, Badminton, Luhmulen et Burghley.
Que je vous pose le décor... Le soleil est radieux avec ce tendre parfum du Sud Ouest qu'il est si bon de humer à quelques jours de l'hiver. On s'en remplit les poumons. La végétation n'est pas non plus comme au nord de la Loire, il y a quelques palmiers, des platanes. Bref un petit coup d’avion depuis la capitale et on est dépaysé.
Hier toute l'équipe d'EQUIDIA a reconnu le cross : j'étais donc avec Kamel, mais aussi Claude Neyret, grand manitou des moyens techniques, et Anne-Sophie Attinault, chargée de production (elle gère notamment toute l'intendance sur place). Il fut ardu de s’accrocher aux basques de l’entraîneur national Thierry Touzaint, qui, pour la énième fois sans doute, refaisait le tour du cross avec ses troupes. Il y avait la jeune Manon Fournier qui dans deux heures se frottera à son premier parcours Quatre étoiles. Et Lionel Guyon, quarante ans mais une joie de môme, qui fait lui aussi ses débuts au tout meilleur niveau mondial. Il est 6eme après le dressage avec sa bonne Kaline ! Parait que la perspective de ce cross le réveille la nuit… Gilles Pons était là lui aussi, le « régional de l’étape », un garçon doux mais aux grandes mains solides, plus expérimenté que ses collègues mais pas moins pointilleux au moment de reconnaître. Nicolas Touzaint nous précédait de quelques mètres, mais son oncle Thierry le rappelait parfois : « Eh, Nico, là tu fais gaffe, tu t’endors pas… »
Curieuse sensation que de marcher vite mais d’être de moins en moins fatiguée au fil des kilomètres ! De plus en plus enthousiaste aussi. Parce que c’était beau, d’abord : un parcours magnifique, un terrain excellent. Parce que c’était juste bon et enivrant de pouvoir vivre ces moments-là dans l’intimité de l’équipe de France ensuite, en ayant bien conscience que la tension était là, les sportifs prêts à se frotter au tour quelques heures plus tard. Un privilège de journaliste ? Pas seulement… Comme dirait Corneille, « Nous partîmes cinq cent, mais par un prompt renfort, nous fûmes près de trois mille en arrivant au port ».
Céline
D’autres nouvelles plus tard.
Le CCI**** de Pau ce dimanche à 20H45 sur Equidia, commentaires de Céline, Kamel en sortie de piste, Cédric Lyard est notre consultant.
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